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Un timbre-poste historique pour le Laos

Mercredi 15 juin 2016

Pour faire suite au précédent article philatélique concernant la dernière émission de timbres-poste en République Démocratique Populaire Lao.


(Photo DR KPL)

(KPL) Le premier timbre émis en 2016 est un timbre mettant en vedette l’œuvre d’une artiste britannique basée à Vientiane et le premier tableau de l’artiste depuis son arrivée en République démocratique populaire lao. Il est le premier timbre lao jamais offert à la reine d’Angleterre.

L’artiste britannique Jan Wollen s’est installée à Vientiane en décembre 2014 et s’est rapidement impliquée dans la communauté artistique vientianaise.

Jan Wollen a participé à un concours local de peinture, « Then and Now. » La photo montre deux fillettes, symbolisant le passé et le présent. Le sujet représente une jeune villageoise rentrant de la collecte du bois, et à ses côtés, une jeune fille moderne éduquée d’aujourd’hui, rentrant de l’école. Les deux enfants cheminant ensemble vers Bouddha.

Un panel de juges a choisi l’œuvre pour illustrer la couverture du calendrier du WIG (Groupe international des femmes) et la page du mois de juin, le mois de la journée internationale des enfants.

L’une des juges, mme Tay Pikoune, aima tellement le sujet qu’elle a achetée la toile.
En tant que personne lao, elle a alors l’idée de créer un timbre.
Elle a suggéré que l’EPL (Entreprise des Postes Lao) devrait commémorer les 26 ans du WIG en République démocratique populaire lao.

Après en avoir discuté avec les autorités concernées par ce type de projet, le Directeur adjoint de la Division Exploitation postale, M. Bounchan Senamounty apprécia l’idée d’une émission philatélique sur ce sujet.
Après la finalisation technique du projet, le directeur général de l’Entreprise des Postes lao, M. Phouvong Khamfong, a validé le principe d’une émission philatélique officiellement lors de la cérémonie de signature d’une convention qui a eu lieu le 12 janvier 2016.
Le premier timbre postal lao créé par une artiste britannique est devenu une réalité.

Le timbre a été émis à la fin du mois de mai 2016 et le 3 juin, 2016 l’Entreprise des Postes lao a organisé une cérémonie pour inaugurer leur nouveau siège en face du marché de Talat Sao, et officialiser l’émission du timbre.

L’ambassadeur britannique en République démocratique populaire lao, Hugh Evans a assisté à cette cérémonie, l’artiste étant une citoyenne britannique.

Dans son discours, l’ambassadeur a discuté sur l’importance de cet événement philatélique mettant à l’honneur une artiste britannique qui renforce si besoin est les relations étroites entre la République démocratique populaire lao et la Grande-Bretagne.
Son excellence l’Ambassadeur Hugh Evans a complimenté le Directeur général M. Phouvong Khamfong sur le nouveau siège de l’Entreprise des Postes lao.
Le directeur général M. Phouvong Khamfong a reconnu officiellement le premier timbre émis en 2016.

Cet événement important qui met en valeur le professionnalisme du personnel de l’Entreprise des Postes lao, a mobilisé l’artiste Jan Wollen plus de deux heures afin quelle leur dédicace des Blocs feuillets de cette émission philatélique remarquable.

Le 29 avril 2016, avec la pleine coopération de l’ambassade britannique en République démocratique populaire lao, l’artiste britannique, Jan Wollen, a envoyé une lettre au directeur général de l’Entreprise des postes lao M. Phouvong Khamfong l’invitant aux célébrations du 90ème anniversaire de Sa Majesté la reine Elizabeth II le 8 juin 2016 dans les jardins de la résidence de l’ambassade, et de présenter le timbre à l’ambassade et à Sa Majesté.

Comme le timbre était réalisé par une artiste britannique, la Reine a accepté le cadeau pour la Collection royale de timbres-poste de Buckingham Palace.
Sa Majesté la Reine a accordé à l’ambassadeur britannique près la République démocratique populaire lao à accepter le don en son nom.

Ainsi une page de l’histoire philatélique de la république Démocratique Populaire Lao a été écrite, par le premier timbre lao de 2016, le premier timbre dessiné par une artiste britannique et le premier timbre lao jamais offert à Sa Majesté la reine Elizabeth II d’Angleterre.
Ce fut une belle célébration des relations chaleureuses de coopération entre le Laos et la Grande-Bretagne.
(Article traduit et librement adapté de l’article paru dans KPL le 15 juin 2016)

M. Bouchan Senamouty (Directeur adjoint de la Division Exploitation Postale), l’ artiste peintre britannique Jan Wollen et un invité lors de l’inauguration des nouveaux locaux de l’Entreprise des Postes Lao

Un des feuillets dédicacé par l’artiste Jan Wollen

Cette émission devait sortir le 08 mars 2016, plus d’infos sur le décalage de la date de sortie dans Philao 104 la revue trimestrielle de l’Association Internationale des Collectionneurs de Timbres-Poste du Laosà paraître prochainement.

Cela s’est passé le 14 juillet 1910.

Dimanche 27 juin 2010

Naufrage du "Lagrandière" dans les rapides du Mékong le 14 juillet 1910

le 15 juillet 1910, naufrage du « Lagrandière ».
Surnommée « Kampane Nhai » (bateau colossal) par les Laotiens qui n’avaient jamais vu ce genre d’embarcation.
Le « Lagrandière » et son équipage fut victime des malédictions locales qui s’opposent aux déplacement des objets sacrés.
Dans la soirée du 14 juillet 1910, le « Lagrandière » accosté au débarcadère « Tha Heua Mé » fut discrétement chargé de sa cargaison, constituée d’objets sacré du culte Bouddhique, statue de Bouddha, objets d’art sacrés, récupérés dans les pagodes de Luang Prabang et des environs.
Malgré l’avis contraire du capitaine, le résident Français de Luang Prabang fit appareiller le « Lagrandière » dans la nuit du 14 au 15 juillet vers 04heure du matin.
En début de matinée le bâtiment pris dans des remous heurta un rocher et coula avec sa cargaison et tout son équipage constitué de français et de matelots annamites, il n’y avait pas le pilote laotien qui était habituellement sur ce bâtiment.
Le naufrage eut lieu aux environs de « Thong Soum » dans les rapides de « Keng Luang » situé à une soixantaine de kilomètres de Luang Prabang, en amont de Ban Park Khone (rive gauche) et de Tha Deua (rive droite).
Après ce naufrage il n’y eut plus de vapeur en service sur le Mékhong.
Dans ce naufrage disparu le docteur Rouffiandis, et le général de Beyllé ainsi que d’autres français et l’équipage annamite.
Malgré des tentatives de récupérations, les statues de Bouddha en bronze « Thaong Samrit », reposent toujours au fond de la mère des fleuves par 70 m de profondeur.
Conformément à la tradition et aux croyances locales les auteurs de ces tentatives de récupération eurent un destin tragique, et disparurent mystérieusement dans le fleuve.
Lorsque les génies du fleuve voudront rendre ces objets, ils réapparaitront comme par magie, comfortant ainsi les traditions locales.

retour des corps du Docteur Rouffiandis et du Général de Beyllé à Saïgon.

Arrivée des corps du Général de Beyllé et du Docteur Rouffiandis.
Épilogue du Naufrage dans les Rapides du Kamarat.
(Document Internet)
(La légende de cette carte indique que le naufrage a eut lieu dans les rapides de Kémarat, alors que le « Lagrandière » a coulé à Thong Soum dans les rapides de Keng Luang situés à une soixantaine de kilomètres de Luang Prabang, à quelques kilomètres du village de Ban Park Khone (rive droite du Mékong) et de Tha Deua (rive gauche du Mékong).
Pour la petite histoire, la canonnière Lagrandière fut le premier ( aout 1897) et le dernier bâtiment Français à franchir ces terribles rapides, suite à ce naufrage, le service des messageries fut interrompu, et l’on utilisa des pirogues à moteur plus maniables et de plus faible tirant d’eau.
Voir ce lien sur la montée de la Canonnière jusqu’à Luang Prabang.
Le souvenir de cette tragédie est toujours évoqué par une plaque commémorative fixée sur le mur d’un des pavillon de l’ hôpital Mahosot à Vientiane. (un article en fait état dans la revue PHILAO)
Une question se pose, que venait faire le Docteur Rouffiandis dans cette histoire de pillage des trésors de Luang Prabang. Cette question ne se pose pas pour le Général de Beyllé qui est certainement plus connu pour ses travaux d’historien et « d’archéologue » que de ses talents militaire.

L’opération du limage des dents chez les Khas Kaseng.

Dimanche 29 juillet 2007

Collection Raquez, série E, carte N° 6.

L'opération du Limage des Dents chez les Khas-Kaseng
L'opération du Limage des Dents chez les Khas-Kaseng

Légende sur les raisons pour lesquelles les Moïs n’ont pas d’écriture et se liment les dents. Lorsque le Bouddha (les Moïs l’appellent Po-Thè.) vint dans le pays Moï, appelé Muong Pa-Cha-Mi dépourvu de religion par les laotiens, pour y prêcher sa doctrine, tous les peuples du voisinage, Cambodgien, Laotiens, et Siamois vinrent solliciter l’enseignement de l’écriture : les Moïs y vinrent également. Mais tandis que les premiers avaient pris la précaution de se pourvoir de feuilles de palmier afin de tracer les caractères qui leur seraient enseignés. Les Moïs paresseux comme toujours n’avait rien apporté. Ils tuèrent alors un buffle et sur sa peau gravèrent les caractères d’écriture mais toujours paresseux ils oublièrent la peau et pendant la nuit les chiens la dévorèrent. C’est pourquoi les moïs ignorent l’écriture. Ce même jour, pour remercier le Bouddha, tous les peuples lui offrirent un repas d’honneur, mais les Moïs ignorants et toujours paresseux, au lieu de piler le riz dans les mortiers, ce qui est fatiguant, se contentèrent de le préparer en le mâchant. Le Bouddha, furieux de cette malpropreté, aurait, pour punir les moïs, prescrit que désormais ils devraient se couper les dents et, de plus, pour montrer leur infériorité, porter au cou, aux poignets et aux chevilles des anneaux de cuivre. Cette légende, quelque peu méprisante à l’égard des moïs, paraît d’origine laotienne : mais elle est connue des Moïs, qui la racontent volontiers en riant.

 

La carte postale C2 de la collection Raquez.

Samedi 29 juillet 2006

HUEUN-HINN - La Maison de Pierre, près de Savannaket.

Huen Hin la Maison de pierre Photographie prise par Alfred Raquez lors de sa visite du Laos de janvier 1900 à juillet de la même année, il redescendait le Mékong pour se diriger vers le Cambodge suite de son voyage en Indo-Chine (Lire la suite…)