Archive pour la catégorie ‘Carte postale ancienne du Laos.’

Mottet & Cie, éditeurs – Saïgon Collection Sylvia – 1009 – Types de femmes Lu à Muong-Hou (Laos)

Samedi 11 août 2012

1009. - Types de femmes Lu à Muong-Hou (Laos)

1009 – Types de femmes Lu à Muong-Hou (Laos)
Mottet & Cie, éditeurs – Saïgon Collection Sylvia


Encore une photographie de l’ouvrage d’Alfred Raquez qui est éditée en carte postale par la maison d’édition Mottet et Compagnie.
La carte postale a été sévèrement retouchée lors de son édition. Les personnages semblent avoir été dessinés.
Dans le livre « Pages Laotiennes » sur le cliché imprimé page 291, c’est une réelle photo qui nous permet de distinguer les visages des quatre personnages féminins.
On note que le visage du personnage debout au milieu de la scène n’est pas net, et c’est sans doute ce défaut qui a justifié la retouche sur la carte postale.
Dans la table des gravures à la fin de l’ouvrage, ce cliché est légendé « jeunes filles Lu ».


Raquez femmes lu
(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)


« Pages Laotiennes » A. Raquez page 291, « Jeunes filles Lu ».

 

Mottet & Cie, éditeurs-Saïgon-Collection Sylvia – 31.- Princesse Laotienne sur son lit de repos.

Lundi 6 août 2012

Cette carte postale très courante dans les salons de vente et sur les différents sites de vente aux enchères sur internet, apparait comme illustration dans la relation du voyage que fit Alfred Raquez au Laos en 1900 (Pages Laotiennes)

31.- Princesse Laotienne sur son lit de repos.


Dans le chapitre consacré au Trannihn, à la fin de la cérémonie de renouvellement du serment solennel de fidélité à la République Française qui eut lieu le 05 et le 06 juin 1900.
Ce cliché illustre la partie décrivant les fêtes nocturnes de la population qui clôturent cet important événement (page 393).
<<.. les jeunes gens donnent des sérénades à quelques nonchalantes.>>
A la fin de l’ouvrage, dans l’index des illustrations, cette photo est titrée << Une belle nonchalante >>

Raquez belle nonchalante

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

en observant attentivement les deux photos, on constate néanmoins quelques sensibles différences.
Notamment la position des pieds, des mains, et du nombre d’objets présents sur le plateau.
Il existe d’autres différences dans le décor du fond moins visible au premier coup d’œil.
L’angle de prise de vue semble le même, mais quelques détails nous montrent que la scène a été modifiée entre les deux prises si ces deux clichés ont été pris lors de la même séance photo.
Il est probable que le cliché qui illustre la carte postale soit de la même séance photo que le cliché qui illustre la description dans pages laotiennes, mais que la carte postale ait été modifiée avant tirage. quelques éléments ont été retirés du plateau, les chaussures de la belle nonchalante ont été tout simplement supprimées par grattage.
la photo d’illustration du livre, est signée du logo des éditions F.H Schneider en bas à droite.
On ne peut pas affirmer à 100 % que cette photo soit d’Alfred Raquez, mais il y a de fortes chances car cet auteur avait l’habitude d’utiliser des images de sa propre collection afin d’illustrer ses livres.

 

Cela s’est passé le 14 juillet 1910.

Dimanche 27 juin 2010

Naufrage du "Lagrandière" dans les rapides du Mékong le 14 juillet 1910

le 15 juillet 1910, naufrage du « Lagrandière ».
Surnommée « Kampane Nhai » (bateau colossal) par les Laotiens qui n’avaient jamais vu ce genre d’embarcation.
Le « Lagrandière » et son équipage fut victime des malédictions locales qui s’opposent aux déplacement des objets sacrés.
Dans la soirée du 14 juillet 1910, le « Lagrandière » accosté au débarcadère « Tha Heua Mé » fut discrétement chargé de sa cargaison, constituée d’objets sacré du culte Bouddhique, statue de Bouddha, objets d’art sacrés, récupérés dans les pagodes de Luang Prabang et des environs.
Malgré l’avis contraire du capitaine, le résident Français de Luang Prabang fit appareiller le « Lagrandière » dans la nuit du 14 au 15 juillet vers 04heure du matin.
En début de matinée le bâtiment pris dans des remous heurta un rocher et coula avec sa cargaison et tout son équipage constitué de français et de matelots annamites, il n’y avait pas le pilote laotien qui était habituellement sur ce bâtiment.
Le naufrage eut lieu aux environs de « Thong Soum » dans les rapides de « Keng Luang » situé à une soixantaine de kilomètres de Luang Prabang, en amont de Ban Park Khone (rive gauche) et de Tha Deua (rive droite).
Après ce naufrage il n’y eut plus de vapeur en service sur le Mékhong.
Dans ce naufrage disparu le docteur Rouffiandis, et le général de Beyllé ainsi que d’autres français et l’équipage annamite.
Malgré des tentatives de récupérations, les statues de Bouddha en bronze « Thaong Samrit », reposent toujours au fond de la mère des fleuves par 70 m de profondeur.
Conformément à la tradition et aux croyances locales les auteurs de ces tentatives de récupération eurent un destin tragique, et disparurent mystérieusement dans le fleuve.
Lorsque les génies du fleuve voudront rendre ces objets, ils réapparaitront comme par magie, comfortant ainsi les traditions locales.

retour des corps du Docteur Rouffiandis et du Général de Beyllé à Saïgon.

Arrivée des corps du Général de Beyllé et du Docteur Rouffiandis.
Épilogue du Naufrage dans les Rapides du Kamarat.
(Document Internet)
(La légende de cette carte indique que le naufrage a eut lieu dans les rapides de Kémarat, alors que le « Lagrandière » a coulé à Thong Soum dans les rapides de Keng Luang situés à une soixantaine de kilomètres de Luang Prabang, à quelques kilomètres du village de Ban Park Khone (rive droite du Mékong) et de Tha Deua (rive gauche du Mékong).
Pour la petite histoire, la canonnière Lagrandière fut le premier ( aout 1897) et le dernier bâtiment Français à franchir ces terribles rapides, suite à ce naufrage, le service des messageries fut interrompu, et l’on utilisa des pirogues à moteur plus maniables et de plus faible tirant d’eau.
Voir ce lien sur la montée de la Canonnière jusqu’à Luang Prabang.
Le souvenir de cette tragédie est toujours évoqué par une plaque commémorative fixée sur le mur d’un des pavillon de l’ hôpital Mahosot à Vientiane. (un article en fait état dans la revue PHILAO)
Une question se pose, que venait faire le Docteur Rouffiandis dans cette histoire de pillage des trésors de Luang Prabang. Cette question ne se pose pas pour le Général de Beyllé qui est certainement plus connu pour ses travaux d’historien et « d’archéologue » que de ses talents militaire.

La carte postale 1006 édition Mottet & Cie, éditeurs – Saïgon- Collection Sylvia.

Dimanche 18 janvier 2009

Cette carte postale très courante dans les ventes et les différents sites d’enchères sur internet nous présente une belle vue d’une pirogue remontant le Mékong.

1006. - Pirogue chargée remontant le MéKong (Laos)


Format: l=90mm, H=140.
Dos simple.
Cette pirogue semble bien chargée car le pont est au ras de l’eau, son équipage se compose d’un barreur qui se trouve à l’extréme arrière de l’embarcation et de 10 membres d’équipage chargés de la maneuvre.
Dans le tome II du rapport de la Mission Pavie, nous en apprenons plus sur la provenance de cette pirogue, en effet on retrouve page 76 une photographie qui nous présente une vue plus élargie de cette même pirogue avec la légende suivante « Barque remontant le fleuve entre le Cambodge et Kong. »
Un examen de cette photographie nous indique bien que la vue présentée sur la carte postale 1006 provient bien de ce cliché un simple recadrage ayant été effectué pour bien mettre en valeur le sujet central.
Ce cliché est attribué à Monsieur Lourme Joseph (Chevalier de la Légion d’Honneur) Directeur du service des postes et des télégraphes de Cochinchine à partir d’avril 1891.

Photo de la page 76 du tome II du rapport de la Mission Pavie.